BUDGET D’INVESTISSEMENT PUBLIC 2027 : LE GOUVERNEMENT ANNONCE UNE HAUSSE SANS CHIFFRES

Le Budget d’Investissement Public devrait connaître une amélioration l’année prochaine. C’est l’une des principales informations issues du Conseil de cabinet tenu le 27 octobre 2026 à Yaoundé sous la présidence du Premier ministre, Joseph Dion Ngute.
Selon le communiqué final, une « progression appréciable » est attendue en 2027. Aucun montant, aucun taux de croissance n’a cependant été communiqué.
Un aveu à demi-mot : l’objectif des 40% du budget général consacrés à l’investissement, tel que prescrit par la Stratégie Nationale de Développement SND30, ne sera pas atteint. Plus inquiétant, même le plancher de 30% fixé par la circulaire du Chef de l’État le 12 octobre dernier reste incertain. Le gouvernement ne garantit pas qu’il sera respecté.

AUTOROUTE KRIBI-LOLABÉ : LES 42 MILLIARDS DES PÉAGES RÉORIENTÉS VERS L’ENTRETIEN ROUTIER
À quoi serviront les 42 milliards de FCFA initialement prévus pour le financement des projets autoroutiers ? Le gouvernement a tranché.
Cette enveloppe devait couvrir deux chantiers majeurs en partenariat public-privé : l’autoroute Kribi-Lolabé et le projet des 14 péages automatiques. Mais après la résiliation du contrat liant l’État à la société Tollcam, chargée de l’exploitation des péages, le flou persiste. Aucun acte officiel n’est venu préciser les indemnisations à verser suite à cette rupture.
Dans son rapport présenté le 27 octobre, le ministère en charge du Budget a décidé de réaffecter ces crédits. Faute de péages opérationnels, les 42 milliards seront finalement injectés dans l’entretien du réseau routier national.
DETTE INTÉRIEURE : 600 MILLIARDS DE FCFA MOBILISÉS EN 2027
Le gouvernement entend assainir ses comptes. En 2027, une enveloppe de 600 milliards de FCFA sera consacrée au remboursement de la dette intérieure. L’annonce a été faite par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors du Conseil de cabinet du 27 octobre à Yaoundé.
Le ministre n’a pas détaillé la répartition de cette somme entre le secteur bancaire et les arriérés dus aux entreprises et aux administrations publiques. Ce montant reste provisoire. Il devra encore être arbitré par la Présidence de la République avant sa présentation au Parlement.
Louis Paul Motaze a par ailleurs évoqué une augmentation du budget global de l’État pour 2027, sans toutefois en révéler l’ampleur.

